IdT – Les idées du théâtre


 

Préface

Il potestà di Colognole

Moniglia, Giovanni Andrea

Éditeur scientifique : Decroisette, Françoise

Description

Auteur du paratexteMoniglia, Giovanni Andrea

Auteur de la pièceMoniglia, Giovanni Andrea

Titre de la pièceIl potestà di Colognole

Titre du paratextePrefazione

Genre du textePréface

Genre de la pièceDramma civile rusticale in musica

Date1657

LangueItalien

ÉditionDelle poesie drammatiche di Giovanni Andrea Moniglia, accademico della Crusca, tomo terzo, Firenze: Vangelisti, 1698, in 12°

Éditeur scientifiqueDecroisette, Françoise

Nombre de pages2

Adresse sourcehttp://www.opal.unito.it/psixsite/Teatro%20italiano%20del%20XVI%20e%20XVII%20secolo/Elenco%20opere/imageGXII377.pdf

Fichier TEIhttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/tei/Moniglia-Potesta-Preface.xml

Fichier HTMLhttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/html/Moniglia-Potesta-Preface.html

Fichier ODThttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/odt/Moniglia-Potesta-Preface.odt

Mise à jour2014-03-14

Mots-clés

Mots-clés français

GenreDramma civile rusticale ; dramma giocoso

DramaturgieRespect des règles de la Poétique ; respect de la vraisemblance

ComédiensVertu et grâce des interprètes

ScenographieVariété des ornements scéniques

RéceptionSuccès ; nombreuses représentations ; diversité géographique du public ; reprises hors de Florence

FinalitéDivertissement ; émerveillement

ExpressionLangue en conformité avec les personnages et les lieux ; adjonction d’un glossaire

AutreJacopo Melani ; princes mécènes médicéens

Mots-clés italiens

GenereDramma civile rusticale ; dramma giocoso

DrammaturgiaRispetto delle regole della Poetica ; rispetto della verosimiglianza

AttoriVirtù e grazia dei recitanti

ScenografiaVarietà degli ornamenti scenici

RicezioneSuccesso ; numerose rappresentazioni ; diversità geografica del pubblico ; riprese fuori Firenze

FinalitàDivertimento ; meraviglia

EspressioneLingua in conformità con i personaggi e i luoghi ; aggiunta di un glossario

AltriJacopo Melani ; principi mecenati medicei

Mots-clés espagnols

GéneroDramma civile rusticale ; dramma giocoso

DramaturgiaRespeto de las reglas de la Poética ; respeto de la verosimilitud

Actor(es)Virtud y gracias de los intérpretes

EscenografiaVariedad de los ornamentos escénicos

RecepciónÉxito ; representaciones numerosas ; diversidad geográfica del público ; reposiciones fuera de Florencia

FinalidadEntretenimiento ; admiración

ExpresiónLengua en conformidad con los personajes y los lugares ; adjunción de un glosario

OtrasJacopo Melani ; príncipes mecenas entre los Médicis

Présentation

Présentation en français

Bien qu’auteur d’un nombre important de drames en musique, représentés avec succès à Florence et dans d’autres villes italiennes comme le précise la préface ci-dessous, jusqu’au premier tiers du XVIIIe siècle, Giovanni Andrea Moniglia (1625-1700) reste méconnu. Diplômé en médecine et philosophie, auteur de traités médicaux, en latin et en italien, il entre très jeune au service de la famille médicéenne, notamment des princes-impresari, le prince Mattias et le cardinal Giovan Carlo de Toscane, frères du grand-duc Ferdinand II1, dont la « protection » est aussi rappelée dans la préface. Outre ses connaissances médicales, ce sont ses dispositions pour l’écriture dramatique qui lui valent la confiance princière. Sa production est constituée presque exclusivement de livrets écrits pour différents théâtres académiques et courtisans de Florence : le théâtre de la Pergola, dont la construction avait été décidée en 1652 par Giovan Carlo, géré, artistiquement et financièrement, par l’académie des Immobili (Immobiles)2 ; le théâtre de l’académie du Casino de Francesco Maria, frère puîné du grand-duc Cosme III ; le théâtre des académiciens Infuocati (Enflammés), dit du Cocomero, et le petit théâtre de la villa de Pratolino, réhabilité en 1687 grâce au prince héritier Ferdinand III, grand amateur de musique et d’opéra. À l’intérieur de ce cadre, comme le souligne encore la préface, Moniglia pratique une écriture de commande soumise aux codes rhétoriques et scénographiques des célébrations princières. Cela n’empêche pas sa production d’ouvrir la voie à des formes nouvelles, comme les dramma civili ou civili rusticali en musique représentés pendant le carnaval, qui jalonnent sa carrière. Outre Il potestà di Colognole (Le Podestat de Colognole), créé pour l’inauguration du théâtre de la Pergola au début 1657, Moniglia écrivit pour ce même théâtre, Il pazzo per forza (Le Fou par force,1658), Il vecchio balordo (Le Vieillard stupide, 1659, jamais publié3), La serva nobile (La Servante noble, 1660), La vedova ovvero Amore vuole ingegno (La Veuve, ou Amour veut de l’esprit), prévu pour le carnaval 1663, non représenté à cause de la mort du cardinal Giovan Carlo. Vinrent ensuite Tacere ed amare (Se taire et aimer, 1674) pour le théâtre du Cocomero, et Il conte di Cutro (Le Comte de Cutro, 1683), pour le Casino de Francesco Maria. Le qualificatif dramma civile n’a pas fait école4. Toutefois, le terme giocoso, utilisé pour qualifier ses œuvres comiques en musique dans le texte qui accompagne Il potestà di Colognole, dans le tome trois du recueil de ses livrets, que le librettiste décide de faire publier en 1689-1691 sous l’intitulé Delle poesie drammatiche5, autorise à considérer les drammi civili comme les premiers vrais exemples de dramma giocoso, promis à un bel avenir au XVIIIe siècle.

La rédaction du texte, à la troisième personne, ne permet pas d’affirmer avec certitude que l’auteur de cette préface soit Moniglia lui-même, la diversité des éditeurs de l’édition princeps des Poesie drammatiche rendant par ailleurs délicate l’attribution à un éditeur6. Quoiqu’il en soit, il n’en contient pas moins des remarques qui ébauchent une poétique du dramma civile – et partant d’un proto-dramma giocoso –, développée par ailleurs dans la préface générale du recueil, écrite par Moniglia7. Contrairement à ce qui apparaît dans cette préface générale toutefois, la finalité de l’œuvre semble être ici exclusivement le divertissement, assuré par les « ornements », c’est-à-dire la scénographie, la variété et la richesse des décors et des intermèdes (ballets, abbattimenti ou batailles scéniques). Il s’agit de spectacles de cour, le plaisir visuel est donc primordial pour le succès de la représentation, tout comme la qualité de la musique et des interprètes, ici soulignée par des termes qui renvoient aux origines florentines du genre mélodramatique (la grâce). L’attention de Moniglia à suivre les bonnes règles de la Poétique, qu’il développe dans d’autres paratextes8, est ici sensible dans l’affirmation conclusive de la nécessité d’accorder la langue parlée par les personnages avec leur statut social (habitants de la ville ou cittadini, et paysans de la région de Florence se côtoient dans Il potestà di Colognole)9, pour mieux respecter la vraisemblance. Cela permet de justifier la présence, dans l’édition, d’un glossaire des « proverbes et expressions estropiées par les paysans des alentours de Florence ». Ce glossaire, adjoint à tous les drammi civili dans Delle poesie drammatiche, leur confère un rôle de conservatoire des parlers toscans, qui valut par la suite à Moniglia, membre de l’académie de la Crusca depuis 1667 et admis en 1692 à l’académie anti-baroque de l’Arcadie, d’être exalté comme défenseur de la langue toscane et d’être classé parmi les meilleurs librettistes du XVIIe siècle.

Présentation en italien

Ancorché autore di un numero importante di drammi per musica, rappresentati con successo a Firenze e in numerose altre città italiane, come viene precisato dalla sottocitata prefazione, e questo fino ai primi trent’anni del secolo XVIII, Giovanni Andrea Moniglia (1625-1700) resta oggi quasi sconosciuto. Laureato in medicina e filosofia dell’università di Pisa, autore di trattati di medicina in latino e in italiano, entra giovanissimo al servizio della famiglia medicea, in particolare i principi-impresari10, il principe Mattias e il cardinale Giovan Carlo di Toscana, fratelli del granduca Ferdinando II, di cui la « protezione » è anche ricordata in questa prefazione. Oltre le sue conoscenze mediche, sono le sue disposizioni dalla scrittura drammatica che gli valgono la fiducia dei principi. La produzione è quasi esclusivamente di libretti, scritti per vari teatri fiorentini : il teatro della Pergola, teatro di corte, la cui edificazione era stata decisa nel 1652 da Giovan Carlo, gestito, finanziariamente e artisticamente, dall’accademia degli Immobili11 ; il teatro del Casino del cardinale Francesco Maria, fratello minore del granduca Cosimo III° ; il teatro degli accademici Infuocati, o del Cocomero ; il teatrino della Villa di Pratolino, edificato nel 1687 dal Gran principe Ferdinando III, amatore di musica e canto. All’interno di questo quadro, come viene pure sottolineato nella prefazione, Moniglia pratica una scrittura commendatizia sottomessa ai codici retorici e scenografici delle celebrazioni principesche. Tuttavia la produzione librettistica del Moniglia apre su forme nuove, come i drammi civili o civili rusticali per musica, rappresentati durante il carnovale, che scandiscono tutta la sua carriera. Oltre Il potestà di Colognole creato per l’inaugurazione del teatro della Pergola all’inizio del 1657, Moniglia scrisse per quel teatro : Il pazzo per forza (1658), Il vecchio balordo, 1659, mai pubblicato12), La serva nobile (1660), La vedova ovvero Amore vuole ingegno, previsto per il carnovale 1663, ma non rappresentato per via della morte del cardinale Giovan Carlo. Vennero poi Tacere ed amare (1674) per il teatro degli Infuocati, e Il conte di Cutro, 1683, rappresentato nel Casino di Francesco Maria. Il qualificativo dramma civile non ha avuto posterità13. Tuttavia il termine giocoso applicato a questi componimenti musicali nella prefazione che accompagna Il potestà di Colognole nel tomo terzo della raccolta dei propri libretti che il librettista decide di far pubblicare nel 1689-1690, con il titolo Delle poesie drammatiche14, ci autorizza a considerarli come i primi veri esempi di dramma giocoso, promesso a un bell’avvenire nel secolo seguente. ; La redazione del testo in terza persona non permette di affermare con certezza che l’autore di questa prefazione a Il potestà di Colognole sia lo stesso Moniglia, la diversità degli editori dell’edizione princeps delle Poesie drammatiche rendendo anche l’attribuzione a un preciso editore molto delicata15. Nondimeno, questo testo contiene affermazioni che costituiscono le basi di una poetica del dramma civile – e conseguentemente di un proto-dramma giocoso –, sviluppata per altro nella prefazione generale della raccolta, questa di mano del Moniglia16. Contrariamente a quanto sviluppato in detta prefazione generale, qui la finalità dell’opera sembra però esclusivamente il divertimento, assicurato dalla scenografia, la varietà e la ricchezza degli « ornamenti », cioè delle scene e degli intermezzi (balli e abbattimenti). Si tratta di spettacoli di corte, il piacere visivo è quindi primordiale per il successo della rappresenazione, come pure la qualità della musica e degli interpreti, sottolineato nel testo tramite parole che rimandano alle origini del melodramma fiorentino (la grazia degli interpreti). L’attenzione del Moniglia al rispetto delle buone regole della Poetica, sviluppa anche in altri paratesti17, è qui presente nell’affermazione conclusiva sulla necessità di accordare la lingua parlata dai personaggi con il loro statuto sociale (cittadini e contadini dei dintorni di Firenze si mescolano nel Potestà di Colognole)18, per rispettare la verosimiglianza. Questo permette anche di giustificare la presenza, nell’edizione, di un glossario dei « proverbi e vocaboli mal proferiti da i contadini de i villaggi intorno a Firenze », il quale conferisce ai drammi civili un ruolo di conservatorio delle parlate toscana che valse poi al Moniglia, membro dell’accademia della Crusca a partire dal 1667 e ammesso nel 1692 nell’antibarocca accademia dell’Arcadia, di essere considerato come un cultore della lingua toscana, e ai suoi libretti di essere elencati tra i migliori mai prodotti nel corso del 600.

Texte

Prefazione

{3} Questo dramma civile rusticale fu il primo componimento giocoso che uscisse dalla penna del suo autore e lo compose per commandamento del Sereniss[imo] Principe cardinale Gio[van] Carlo de i Medici suo Signore. Ebbe la fortuna d’esser rappresentato nell’apertura del sontuosissimo teatro de’ signori accademici Immobili sotto la protezione della medesima A[ltezza]. Rev[erendissima]19. Egli sortì tanto aggradimento che gli restò per sempre il nome del Famoso Potestà di Colognole20 ; e non si recita commedia in qualunque genere in Firenze che non vene rinnovi la memoria come del più giocondo e più dilettevole dramma che udito vi sia. Lo messe in musica il Sig[nore] Jacopo Melani21, del quale parla gloriosamente la fama. Fu accompagnato da vaghi e ricchi addornamenti, balletti, abbattimenti22, varietà di scene, con la veduta rappresentativa d’una fiera così numerosa di popolo, di botteghe d’ogni sorte di mercanzie23, che rapiva gli {4} occhi e l’animo de’ circostanti. Le recite furono molte, e molte con un concorso pienissimo più una volta che l’altra, non solamente di persone della città e dello stato tutto, ma eziandio di paesi lontani, contribuendo molto all’applauso la somma virtù e grazia24 de i recitanti. Ma perché in qualsiasi genere di rappresentazione l’osservare il costume del personaggio che s’introduce, tanto nel parlare che nelle operazioni, è il maggior obbligo che sia imposto dalle buone regole della Poetica25 a quei tali che di ben comporre s’industriano, onde loro la più difficile fatica risulta, incontrerannosi nel leggere questo dramma molte voci proprie a i contadini delle nostre ville26, le quali non saranno intese da chi non è nativo di Firenze. Però si è stimato molto a proposito per facilitarne l’intelligenza porre nel fine del dramma la dichiarazione non solamente dei vocaboli, ma de i proverbi ancora, e dettati rusticali27.

Il presente componimento scenico è stato rappresentato in diversi luoghi. Fu replicato in Firenze alla venuta del serenissimo arciduca Ferdinando Carlo d’Austria28 nel teatro dei signori accademici Infuocati29 ; in Bologna ; in Pisa ; ed in altre città della Toscana.