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Dédicace

Trois Comédies des six dernières de Pierre de Larivey Champenois. À l’imitation des anciens Grecs Latins et Modernes Italiens. À savoir : La Constance, Le Fidèle et Les Tromperies

Larivey, Pierre de

Éditeur scientifique : De Capitani, Patrizia

Description

Auteur du paratexteLarivey, Pierre de

Auteur de la pièceLarivey, Pierre de

Titre de la pièceTrois Comédies des six dernières de Pierre de Larivey Champenois. À l’imitation des anciens Grecs Latins et Modernes Italiens. À savoir : La Constance, Le Fidèle et Les Tromperies

Titre du paratexteÀ Messire François D’Amboise, chevalier, Seigneur d’Hémery, Malnouë et Courserain, Conseiller du Roi en son Conseil d’État et privé, Maître des Requêtes Ordinaires de son hôtel

Genre du texteDédicace

Genre de la pièceRecueil de comédies

Date1611

LangueFrançais

ÉditionTroyes Pierre Chevillot, 1611, in-12°. (Numérisation en cours)

Éditeur scientifiqueDe Capitani, Patrizia

Nombre de pages3

Adresse source

Fichier TEIhttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/tei/Larivey-SixDernieres-Dedicace.xml

Fichier HTMLhttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/html/Larivey-SixDernieres-Dedicace.html

Fichier ODThttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/odt/Larivey-SixDernieres-Dedicace.odt

Mise à jour2013-07-25

Mots-clés

Mots-clés français

SujetDénué d’immoralité ; adapter les nouvelles comédies à la façon française

AutrePièces supposément oubliées puis retrouvées

Mots-clés italiens

ArgomentoSenza immoralità ; adattare le commedie al contesto francese

AltriCommedie supposte dimenticate, poi ritrovate

Mots-clés espagnols

TemaDesprovisto de inmoralidad ; adaptar las nuevas comedias a la manera francesa

OtrasObras supuestamente olvidadas y nuevamente encontradas

Présentation

Présentation en français

Dans l’épître de son recueil intitulé Trois Comédies des six dernières..., Pierre de Larivey (1541-1619) dit avoir retrouvé six de ses comédies dont il ne fait paraître que les trois premières, qui seront finalement les seules à voir le jour1. L’auteur recourt au topos des pièces oubliées et retrouvées2 pour établir un lien entre celles-ci et ses six premières comédies, qu’il avait publiées en 1579. Comme elles, ces trois nouvelles comédies sont des adaptations de pièces italiennes du XVIe siècle, donnée que Larivey se garde bien d’évoquer sinon de manière très indirecte. Il affirme en effet qu’il a essayé de « rhabiller » ses trois dernières comédies « à la façon de ce pays », entendant par là qu’il s’est attaché à adapter les pièces italiennes au contexte français par un processus global de gallicisation qui concerne les noms de personnes, les toponymes et les référents culturels. Il dédie ses trois dernières pièces, ainsi qu’il l’avait fait pour les six précédentes, à François d’Amboise (1550-1619), ami de vieille date avec qui il partage l’intérêt pour la culture italienne, et lui-même auteur d’une comédie, Les Néapolitaines, parue en 1584.

Texte

A Messire François D’Amboise, chevalier, Seigneur d’Hémery, Malnouë et Courserain, Conseiller du Roi en son Conseil d’État et privé, Maître des Requêtes ordinaires de son hôtel.

Monsieur,

{NP 1} Me trouvant ces jours passés avoir plus de loisir que de coutume, pour ne demeurer trop paresseux, et afin de ménager le temps, me prit envie d’agencer un peu de livres que j’ai en mon étude, pour plus aisément m’en aider au besoin, et les tenant les uns après les autres pour les ranger d’ordre3 selon mon in{NP2}tention, je trouvai de fortune entre quelques brouillards4 et manuscrits six petits enfants, je veux dire six comédies toutes chargées de poussière, mal en ordre et ayant quasi leurs habits entièrement rompus et déchirés, dont il me prit grande compassion. Qui fut cause que les ayant recueillies entre mes mains, je les revisitai pour savoir si elles n’avaient point quelque mal qui les empêchât de se montrer au monde, et n’y trouvant rien (ce me semblait) qui pût offenser personne, j’ai tâché les rhabiller le mieux qu’il m’a été possible à la façon de ce pays pour vous les envoyer (moi n’ayant ici la puissance de les défendre des brocards des médisants) et vous supplier bien humblement, puis qu’avez été {NP3} le parrain et protecteur de mes six premières, d’être aussi parrain et protecteur de ces six dernières qui vous tendent les bras. Dont en voici les trois premières qui marchent devant5. Vous les recevrez donc s’il vous plaît en votre tutelle comme pauvres désolées qu’elles sont, et les embrasserez et leur servirez de bouclier contre tous ceux qui les voudraient diffamer, et faire quelque brèche à leur bonne volonté et sincère affection. L’espérance que j’ai qu’en cet endroit prendrez la défense de ces pauvres enfants abandonnés et presque orphelins me fait vous supplier les recevoir d’aussi bon cœur que je les vous présente, et me tenir toujours pour

Votre affectionné et très humble serviteur à jamais Pierre de Larivey.