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Description

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Auteur du paratexteCalderón de la Barca, Pedro
Auteur de la pièceTirso de Molina
Titre de la pièceQuinta parte de comedias del maestro Tirso de Molina
Titre du paratexteSans titre
Genre du texteAprobación
Genre de la pièceRecueil de Comedias
Date1636
LangueEspagnol
EditionMadrid : en la Imprenta Real, a costa de Gabriel de León, mercader de libros, 1636, in-4°
Editeur scientifiqueIbáñez, Isabel
Nombre de pages1
Adresse sourcehttp://bibliotecadigitalhispanica.bne.es:80/webclient/DeliveryManager?pid=2697905&amp;custom_att_2=simple_viewer
Fichier TEIhttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/tei/Tirso-QuintaParte-Aprobacion.xml
Fichier HTMLhttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/html/Tirso-QuintaParte-Aprobacion.html
Fichier ODThttp://www.idt.paris-sorbonne.fr/odt/Tirso-QuintaParte-Aprobacion.odt
Mise à jour2014-10-04
Calderón de la Barca, Pedro « Sans titre » in Tirso de Molina Quinta parte de comedias del maestro Tirso de Molina. Madrid : en la Imprenta Real, a costa de Gabriel de León, mercader de libros, 1636, in-4° (1 p.) http://bibliotecadigitalhispanica.bne.es:80/webclient/DeliveryManager?pid=2697905&custom_att_2=simple_viewer

Quinta Parte de Comedias (Tirso de Molina) : [Aprobación]

Calderón de la Barca, Pedro « Sans titre » inTirso de MolinaQuinta parte de comedias del maestro Tirso de Molina. Madrid : en la Imprenta Real, a costa de Gabriel de León, mercader de libros, 1636, in-4° (1 p.) http://bibliotecadigitalhispanica.bne.es:80/webclient/DeliveryManager?pid=2697905&custom_att_2=simple_viewer

Ibáñez, Isabel.

Mots-clés

Mots-clés français

Genre : Comedia.
Finalité : Doctrinale ; morale ; utile dulci ; divertissement honnête et agréable.
Expression : Érudition.
Rapports professionnels : Calderón censeur civil.
Autres : Francisco Lucas de Ávila ; science, vertu et religiosité de l’auteur ; ingéniosité de l’auteur.

Mots-clés italiens

Genere : Comedia.
Finalità : Dottrinale ; morale ; utile dulci ; divertimento onesto e piacevole.
Espressione : Erudizione.
Rapporti professionali : Calderón censore civile.
Altri : Francisco Lucas de Ávila ; scienza virtù et religiosità dell’autore ; ingegnosità dell’autore.

Mots-clés espagnols

Género : Comedia.
Finalidad : Doctrinal ; moral ; utile dulci ; honesto y apacible entretenimiento.
Expresión : Erudición.
Relaciones profesionales : Calderón censor civil.
Otras : Francisco Lucas de Ávila ; ciencia, virtud y religiosidad del autor ; ingeniosidad del autor.

Présentation

Présentation en français

Dans ce texte préliminaire placé en tête de la Quinta Parte de Comedias de Tirso de Molina, Calderón agit en tant que censeur nommé par le Conseil de Castille, autorité suprême, dans le Royaume de Castille, en matière de censure et d’autorisation de mise sur le marché des textes imprimés depuis la pragmatique de 1558. Il intervient après la censure ecclésiastique qui incombe à l’évêque ordinaire. Quand l’auteur appartenait à un ordre religieux – comme dans le cas présent – il était d’usage de demander une censure approbatoire à son ordre d’appartenance1.

Les censeurs nommés par le Conseil (civils ou ecclésiastiques) pouvaient être, dans la pratique, choisis ad hoc par les auteurs eux-mêmes ce qui faussait l’exercice en principe impartial de la censure et explique l’impression de laxisme qui se dégage de la confrontation des textes avec les approbations2. Dans le cas présent, les relations d’amitié et de collaboration bien connues entre Calderón et le Mercédaire transparaissent dans les éloges qui vont au-delà de la rituelle conformité entre texte et doctrine. Calderón souligne la qualité littéraire et morale des œuvres dans la perspective de l’utile dulci horacien (« la grande érudition et la doctrine exemplaire », « l’honnête divertissement ») et renchérit sur les qualités intellectuelles du dramaturge par rapport auquel il se situe en disciple (« il a donné matière à apprendre à tous ceux qui désirent l’imiter »)3.

Nonobstant, en dépit des apparences, la censure fut réelle dans le cas présent, puisqu’une comedia entière disparut de l’ouvrage. En effet, l’usage était de publier douze pièces par Parte. Or la Quinta Parte de Tirso n’en compte qu’onze. La comedia manquante est la Tercera Parte de Santa Juana dont l’existence nous est connue par le manuscrit conservé à la Biblioteca Nacional de España4. La Segunda Parte de Santa Juana qui clôt l’ouvrage se termine sur la réplique suivante « Si esta segunda comedia / Senado ilustre os agrada / con la tercera os prometo / fin de maravillas tantas »5. Il est assez inconcevable que ce détail ait échappé au dramaturge qui supervisa l’édition de façon scrupuleuse, allant même jusqu’à adapter et réécrire certains passages comme le montre une comparaison du texte imprimé avec le manuscrit6. D’ailleurs, le privilège daté du 24 juillet 1635 ne stipule-t-il pas que le privilège est octroyé pour « douze Comedias, du Maître Tirso de Molina » ? Le 9 janvier 1636, la suma de tasa7 ne prend en considération que soixante-sept pliegos (cahiers d’imprimerie) ce qui correspond à peu de chose près à la réalité de l’ouvrage8. Il y a donc eu disparition d’une comedia, hors des circuits ordinaires de la censure préalable, entre juillet 1635 et janvier 1636, date de la suma de tasa. Les raisons probables du retrait de la Tercera Parte au moment de l’impression sont d’ordre doctrinal9. En effet, la rédaction de la trilogie tirsienne subit les mêmes les mêmes difficultés que celles que connut sa source, la biographie du franciscain Daza10. A l’origine Tirso écrivit probablement une dilogie fidèle dans son contenu à l’édition de 1610 de Daza et que l’on retrouve en grande partie dans les deux pièces de l’édition princeps. La réécriture par Daza de 1613 s’accompagna d’une réécriture des deux premières pièces tirsiennes qui furent repensées en trois parties, et suivirent ses expurgations et amendements. Parmi les questions les plus polémiques autour de la figure de Juana Vázquez figurait le sujet de ses rosaires aux pouvoirs miraculeux qui avaient été transportés au Ciel par son ange gardien et bénis par Jésus Christ en personne. En affinité avec ce sujet, les pouvoirs d’intercession de Jeanne en matière de Purgatoire, très contestés par certains secteurs de la hiérarchie ecclésiastique, faisaient partie des attributs les plus populaires de la religieuse, pour lors candidate à la sainteté11. Ces deux thèmes sont bien développés dans La santa Juana III (la pièce qui n’a pas été éditée) consacrée aux derniers jours de Jeanne Vázquez. L’Acte II en particulier se termine sur une scène spectaculaire dans laquelle Jeanne, accompagnée de deux anges, « plonge » depuis l’étage supérieur du théâtre pour arracher trois âmes peinant dans les flammes du Purgatoire (les personnages apparaissent à travers des trappillons ménagés dans le plancher de la scène) pour les emmener au Ciel (la partie supérieure du théâtre). Cette scène est la seule rayée de façon à ne pouvoir être représentée (dans d’autres occasions les ratures permettent de lire le texte et de le jouer éventuellement). Malgré un travail de restauration acharné, il n’a pas été possible de récupérer tous les vers du passage. Un autre passage définitivement perdu est la fin de l’Acte III puisque les folios arrachés ont été compensés par une rédaction allographe : elle correspond à la communion spirituelle de Jeanne avec une hostie que lui avait expressément apportée son ange gardien en prévision de son trépas, une dernière communion hors du contrôle ecclésiastique donc, sujet qui fait l’objet de longs développements chez Daza. Pour comprendre cette censure a posteriori de La santa Juana III, il convient de rappeler que la campagne de canonisation en faveur de Jeanne Vázquez et la médiatisation de sa vie (par Daza et la trilogie tirsienne12) était liée à la campagne pour la définition du dogme de l’Immaculée Conception (Jeanne avait eu des révélations divines à ce sujet) et exactement contemporaine de l’activité des trois premières Reales Juntas (1616, 1617, 1618) en faveur du dogme. Les appuis puissants dont bénéficia la cause (et avec elle la trilogie de Tirso) n’étaient plus aussi actifs en 1635-1636 lors de l’édition princeps13.

Présentation en espagnol

En este texto preliminar que encabeza la Quinta Parte de Comedias de Tirso de Molina, Calderón actúa como censor nombrado por el Consejo de Castilla, autoridad suprema, en el Reino de Castilla, en cuanto a censura y licencias de imprimir y vender libros desde la pragmática de 1558. Interviene después de la censura eclesiástica que le incumbe al obispo diocesano. Cuando el autor pertenecía a una orden religiosa-como en el presente caso-, lo usual era pedir una aprobación a la orden religiosa de pertenencia14.

Los censores nombrados por el Consejo (civiles o eclesiásticos) podían ser, en la práctica, elegidos ad hoc por los mismos autores lo cual sesgaba la imparcialidad de principio de la censura y explica la sensación de laxismo que se desprende del cotejo entre textos y aprobaciones15. En este caso, se transparentan las conocidas relaciones de amistad y de colaboración entre Calderón y el Mercedario en los elogios que van más allá de la ritual conformidad entre texto y doctrina. Calderón hace hincapié en la calidad literaria y moral de las obras en la línea del utile dulci horaciano (« mucha erudición y ejemplar doctrina », « honesto y apacible entretenimiento ») y encarece las cualidades de dramaturgo del autor (« efectos todos del ingenio de su autor ») respecto al cual se sitúa como discípulo (« ha dado que aprender a los que más deseamos imitarle »)16.

No obstante, pese a la apariencias, la censura debió ser eficiente « por fuerza » en este caso, ya que desapareció una comedia entera de la obra impresa. Efectivamente lo usual era publicar las partes de comedias por docenas. Ahora bien, la Quinta Parte de Tirso sólo consta de once. La comedia que falta es la Tercera Parte de Santa Juana cuya existencia nos es conocida por el manuscrito conservado en la Biblioteca Nacional de España17. La Segunda Parte de Santa Juana que concluye el libro se cierra con la réplica siguiente : « Si esta segunda comedia/ Senado ilustre os agrada / con la tercera os prometo/ fin de maravillas tantas. ». Difícil es imaginar que este detalle se le hubiera escapado al dramaturgo quien supervisó la edición cuidadosamente, yendo éste hasta adaptar y reescribir ciertos pasajes como muestra el cotejo entre texto impreso y manuscrito18. Pues ¿no estipula la suma de privilegio con fecha del 24 de julio de 1635 que se otorga el privilegio para « doce comedias, del Maestro Tirso de Molina, como más largamente consta de su original » ? El 9 de enero de 1636, la suma de tasa no contempla sino unos sesenta y siete pliegos, lo cual corresponde poco más o menos a la realidad del libro19. Ha desaparecido pues una comedia, esto fuera de los cauces normales de la censura previa, entre julio de 1635 y enero de 1636, fecha de la suma de tasa. Las razones de la retirada probable de la Tercera Parte a la hora de imprimirse son de índole doctrinal y han sido detenidamente estudiadas en otra parte20. Efectivamente, la redacción de la trilogía tirsiana sufrió los mismos percances que los que conoció su fuente, la biografía del franciscano Daza21. En un principio Tirso escribiría una dilogía fiel en cuanto a contenido a la edición de Daza de 1610 y que podemos leer en gran parte en las dos comedias de la príncipe. La reescritura daciana de 1613 se tradujo por la reescritura de las dos primeras piezas tirsianas que fueron replanteadas en tres partes y siguieron sus expurgos y enmiendas. Entre las cuestiones más polémicas en torno a la figura de Juan Vázquez estaba la de sus cuentas milagrosas que habían sido llevadas al cielo por su ángel custodio y bendecidas por el mismo Jesucristo. En afinidad con esta cuestión, los poderes de intercesora de Juana en cuanto a condenas al Purgatorio, a menudo impugnados por ciertos sectores de la jerarquía eclesiástica, formaban parte de los atributos más populares de la monja, por entonces candidata a la santidad22. Estos dos temas vienen bastante desarrollados en La santa Juana III (la comedia que no se editó) dedicada a los últimos días de Juana Vázquez. El Acto II especialmente pues concluye con una aparatosa escena en la que Juana, en compañía de dos ángeles se tira desde lo alto del teatro para sacar a tres almas penando en el Purgatorio (los personajes aparecen por unos escotillones en el tablado) para llevárselas al Cielo (la parte superior del teatro). Esta escena es la única tachada de manera a no poder ser representada, pues en otras ocasiones se puede leer el texto bajo las tachaduras de manera a que se pueda representar en ocasiones. Un trabajo tesonero y concienzudo de restauración no ha permitido aún en la actualidad recuperar todos los versos del pasaje. Otro pasaje definitivamente perdido es el final del Acto III ya que los folios arrancados han sido remplazados por otros, pero de mano ajena: corresponde a la comunión espiritual de Juan con una hostia que el había sido expresamente traída por su ángel custodio con vistas a su tránsito, una comunión última fuera del control eclesiástico pues, tema que recibe largo desarrollo en la obra de Daza. Para comprender esta censura a posteriori de La santa Juana III cabe recordar que la campaña de canonización a favor de Juan Vázquez y la mediatización de su vida (en la obra de Daza y en la trilogía tirsiana23) estaba vinculada con la campaña por la definición del dogma de la Inmaculada Concepción (Juana había tenido revelaciones divinas sobre este tema) y era exactamente contemporánea de la actividad de las tres primeras Reales Juntas a favor del dogma. Los apoyos de los que benefició la causa (y con ella la trilogía de Tirso) ya no eran tan activos en 1635-1636 cuando la edición de la príncipe24.

Texte

M.P. S.25

[NP1] Por mandado de V. A.26 he visto el libro intitulado Quinta Parte de las Comedias del Maestro Tirso de Molina, recogidas por don Francisco Lucas de Ávila, en las cuales no hallo cosa que disuene a nuestra santa fe y buenas costumbres. Antes hay en ellas mucha erudición y ejemplar doctrina por la moralidad que tienen, encerrada en su honesto y apacible entretenimiento, efectos todos del ingenio de su autor, que con tantas muestras de ciencia, virtud y religión ha dado que aprender a los que más deseamos imitarle. No tienen inconveniente para imprimirse, y así podrá V. A. darle la licencia que pide. Éste es mi parecer. En Madrid a 16 de julio de 1635.

Don Pedro Calderón de la Barca